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| Genre | metalcore, hardcore, metal, christian, seen live |
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Il y a plusieur musiciens et groupes intitulés ZAO:
1) ZAO est un groupe France de musique Zeuhl fondé en 1973 par deux anciens membres du groupe Magma, François Cahen dit: " Faton " (Piano et claviers) et de Yochk'o Seffer dit: " Jeff " (Saxophone et clarinette).
2) ZAO, chanteur congolais est né Casimir Zoba, le 24 mars 1955 (53 ?) à Goma Tsé-Tsé, un district de Brazzaville, capitale du Congo.
La musique fait partie de son enfance puisque son père est un grand amateur de sanza, sorte de petit piano à touches métalliques. Comme de nombreux enfants en Afrique, Casimir fait son éducation musicale dans les chorales religieuses et les ballets traditionnels dès l'âge de 12 ans. C'est une révélation puisqu'au lycée, il devient membre de plusieurs groupes et ensembles dont les Adhérents ou les Gloria. Son enthousiasme pour la musique est tel que ses parents trouvent que les études y perdent un peu… Envoyé en pension pour cause de « scolarité en perdition », il y chante à la choral de l'Eglise des Trois Martyrs, mais récidive en y créant un ensemble vocal, « les Unis » devenu si populaire qu’il anime les grandes manifestations politiques de la ville.
En 1975, il débarque à Brazzaville. Il y est très vite sollicité comme percussionniste par « les Anges », un des orchestres ballets phares de la capitale. Ce groupe lui permet de découvrir Cuba (1978), la Bulgarie (1979) et l’Italie (1980). Multi-instrumentiste (guitare, batterie, percussions), chanteur, danseur et compositeur, il devient peu à peu le « poumon » du groupe qu’il quitte plus tard pour une carrière solo.
Sous régime marxiste, le Congo envoie ses groupes vedettes, dont Les Anges, chanter dans les pays "frères" : l'URSS, Cuba, la RDA, le Nigeria. En dépit de ce succès sur la scène musicale, Zao se destine à l'enseignement et intègre l'école normale des instituteurs en 1978.
Il continue parallèlement avec les Anges jusqu'au début des années 1980, époque où il commence à chanter seul. Il ne tarde pas à être repéré puisqu'en 1982, Zao reçoit le prix Découverte de Radio France Internationale, en particulier grâce au titre "Sorcier ensorcelé". Le style Zao est jeté. Une forme très humoristique et très second degré qui habille des chansons aux thèmes parfois très sensibles, voire tabou en Afrique comme par exemple la sorcellerie. L'humour est sans aucun doute le pilier de son succès.
Ce Prix est suivi dans la foulée du Prix de la meilleure chanson au Festival des musiques d'Afrique centrale en 1983. Cette fois, c'est la chanson "Corbillard" qui frappe le jury par son thème inhabituel. Dans ce texte, Zao raconte l'histoire d'un mort qui ne veut pas aller au cimetière et qui tente donc de convaincre son corbillard de ne pas l'y emmener ! Ce succès séduit le label français Barclay qui signe Zao l'année suivante.
Ce premier album mène tout naturellement Zao vers Paris, même si, jamais il ne s'y installera vraiment, contrairement à d'autres musiciens africains. En 1985, il est invité du Festival Nord-Sud près de Paris. L'année suivante, il sort son deuxième album, "Soulard", et joue dans de nombreux petits clubs parisiens. Jusqu'à la fin des années 1980, Zao sort un disque presque tous les ans. En 1988, c'est "Moustique" qui renferme le titre "Apartheid", texte qui fustige à la façon de Zao le régime ségrégationniste encore en vigueur en Afrique du Sud à cette époque.
Cette même année, ZAO fait ses premiers pas en qualité d’acteur dans le cinéma grâce au film « Camp de Thiaroye » de Sembène Ousmane. Au milieu des soldats attendant des indemnités qu’ils ne percevront jamais, il joue le rôle d’amuseur public. Sa rencontre avec le producteur Philippe Nikwe aboutit en 1989 à l’enregistrement de « Patron » aux arrangements soignés mais dépourvus du rythme et de la verve de ses précédentes œuvres.
Il est parrainé l’année suivante par Ray Lema à la suite des « Découvertes RFI » en Guinée et donne avec lui des concerts à travers l’europe, l’Afrique, les Antilles et la Réunion.
Au tout début des années 1990,il produit un célèbre joueur de sanza, Antoine Moundanda .
Il reprend la route en 1991 avec une formation de 18 musiciens. On le voit alors au Bataclan de Paris en première partie du Zaïrois Ray Lema, dont Zao se sent proche, non par le style, mais par le fait d'avoir fait une autre musique que le soukouss congolais ou la rumba zaïroise la plus courante. Ils ont tous deux une passion pour les sons traditionnels et ont exploité d'autres routes musicales.
Il retrouve le Bataclan en décembre 1993 à l'occasion de la sortie de son album "Zao". Tenté par les nouvelles technologies, il passe ses titres "Ancien combattant" et "Moustique" à la moulinette des remixes. Ces nouvelles versions modernisées ne sont pas toujours du goût de ses fans africains qui pourtant, se précipitent à chacun de ses passages. Zao tourne beaucoup en Afrique. Souvent affublé de déguisements, ses spectacles ravissent les foules. Le sida, les femmes, la bureaucratie, la corruption, Zao aborde nombreux sujets sensibles en Afrique. Mais grâce à son humour, le message passe.
Sa carrière se déroule surtout en Afrique et ses passages en Europe sont de plus en plus rares. En 1997, c'est une tournée des CCF (Centres Culturels Français) qui accueille l'artiste (Bénin, Burkina Faso,…).
En 1998, alors que le pays est en pleine guerre civile, Zao est obligé de quitter Makélékélé, le quartier de Brazzaville qu'il habite. Il se réfugie avec sa famille dans les forêts du Sud du pays pendant plus de huit mois. Vivant dans des conditions difficiles, son fils âgé de quatre ans perd la vie.
"Renaissance" un nouvel album aux treize titres originaux, dont "Lampe tempête" sort en 2000 mais ne rencontre pas le succès escompté. En août 2003, il revient donner un concert en France aux Escales de Saint Nazaire, prélude à une future tournée. Il rencontre des difficultés avec les autorités françaises quand ses huit musiciens se volatilisent au moment de retourner dans leur pays. Le considérant comme complice dans cette affaire, l'ambassade de France à Brazzaville ne veut plus lui délivrer de visa pour un certain temps.
On le retrouve à Dakar au Sénégal pour Africa Fête en décembre 2004. A ce moment-là, il évoque son découragement par rapport au milieu de la musique. Il envisage de se retirer.
Pourtant, en 2006 est réalisé L’aiguille avec, entre autres artistes, son compatriote Dana à la basse et aux voix. Comme lui, ce dernier est multi-instrumentiste et a commencé sa carrière dans un ballet traditionnel comme tambourinaire / danseur.
3) ZAO, groupe américain de Greensburg, Pennsylvanie est l'un des groupes fondateurs du de metalcore.
Fondée en 1993 à Parkersburg, Virginie-Occidentale, Zao a accueilli plusieurs musiciens et subi de nombreux changements de personnel au point qu'aucun des membres d'origine ne demeurent. Les Chanteur et guitariste Daniel Weyandt Scott Mellinger & Russ Cogdell sont considérés par la plupart des fans comme le "noyau" de Zao.
Zao est un des rares groupes à avoir laissé une trace aussi vivante, décisive et authentique sur la scène underground. Leur vision déchirante bien que désespérément optimiste, de celles qui ne peuvent provenir que des entrailles du Nord-Est américain, est délivrée avec toute la subtilité d'un trauma crânien intense, la complexité de la vision humaine et la passion caractéristique de l'âme d'un poète.
Au début des années 90, tous les groupes de metalcore se ressemblaient. C'était le cas jusqu'à ce que Dan Weyandt amène ses visions poétiques au groupe ZaoZao, donnant "Where Blood And Fire Bring Rest" (1998). Après cela, tout le monde a commencé à ressembler à Zao.
Zao mêle des éléments du thrash de la Bay Area, du speed-metal précis à la Carcass et la crédibilité du hardcore, avec une touche dark rappelant Nick Cave, Danzig ou encore Johnny Cash, et peut-être aussi les mélodies de la pop anglaise et les extensions avant-gardistes du rock n' roll.
La communication profonde de Dan avec le public, le jeu de scène des guitaristes Codgell et de l'ancien guitariste Brett Detar, ainsi que les martèlements percutants de Jesse Smith ont très vite contribué à propager la légende, tandis que les clubs étaient mis sans dessus-dessous par leur sauvagerie chaleureuse.
"Unable to remember/ Unable to forget" (incapable de se souvenir/incapable d'oublier) hurle Dan, invitant des étrangers dans son esprit, touché par la mort de ses proches, paralysé par la peur, et désespéré de survie, avançant grâce à l'art et la recherche de la beauté.
"Blood and Fire" reste un album séminal, et après le depart du guitariste Brett Detar (qui est maintenant le leader de Juliana Theory)Zao, "Liberate Te Ex Inferis" a vu l'avènement du processus de composition partagé entre Dan et le guitariste Scott Mellinger, toujours d'actualité. "Savannah" est un des meilleurs morceaux jamais écrits, détaillant avec une simplicité sauvage l'ascension et le déclin d'une porn star (une histoire vraie) et dont le suicide a prouvé que « la machine saigne ». L'album suit conceptuellement une descente en enfer et la quête incessante de l'homme pour échapper à un inévitable destin, se terminant par un paysage musical sombre qui évolue en un crescendo à effet tournoyant.
"Self-Titled" était encore plus aventureux, entre Neurosis et Nine Inch Nails. Il y figure une parabole sur le meurtre d'un homme, une féroce contre-attaque envers les critiques disséminant des rumeurs, un interlude dans un psyché torturé.
"Parade Of Chaos" (et le réenregistrement du morceau extrait de leur premier album "All Else Failed") était destiné à être un chant du cygne, mais Zao, comme les forces qui les guident, ne mourra jamais.
Steven Peck, un ami de Russ et Dan depuis le groupe de hardcore Seasons in the Field dans lequel ils jouaient, remplace Jesse Smith à la batterie, celui-ci ayant décidé après de longues années de se consacrer à ses propres projets. Les coups jazzy mais puissants de Steven se fondent parfaitement dans la basse fluide de Sean.
Dan se sépare brièvement du groupe à diverses occasions mais rejoint à chaque fois le giron avec une vigueur et une passion renouvelées, écrivant ses paroles les plus obsédantes à ce jour pour le premier album du groupe sur leur nouveau label aux USA, Ferret Recordings.
"Praise the War Machine" et "The Rising End" seront avec "A Fall Farewell" et "Five Year Winter" les nouveaux étendards des prestations scéniques du groupe, tandis que "Breath of the Black Muse" a déjà convaincu le public bien avant la sortie de l'album.
Les dernières tournées ont confirmé le nouveau line-up de Zao: bientôt la sortie de "The Funeral Of God" confortera une bonne fois pour toutes la place de Zao dans l'histoire du metal.
Source
Top Titres
1
Lies Of Serpents, A River Of Tears
2
The Rising End (The First Prophecy)
3
A Fall Farewell
4
Ravage Ritual
5
Ember
6
To Think Of You Is To Treasure An Absent Memory
7
March
8
Breath of the Black Muse
9
Savannah
10
Skin Like Winter
Top Albums

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